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Sens Insoumise

Jérôme Thiriet

Jérôme Thiriet

Tête de liste de Sens Insoumise

Ensemble, menons une politique municipale de rupture, créons un nouveau lien social et chassons la droite et l'extrême droite islamophobe de notre ville

Les 15 et 22 mars 2026, pour une ville fière et populaire, votez "Sens Insoumise".

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📖 Notre programme 🌐 Rejoindre un groupe d'action

🎯 Nos premières mesures pour Sens

🍽️ Pour un service public tendant vers la cantine gratuite, 100 % bio et locale
🗳️ Pour une démocratie communale directe : Référendums locaux (RIC) et conseils de quartier autonomes financièrement
👮 Pour une police municipale de proximité sans arme létale et un moratoire sur la vidéo surveillance, inefficace et coûteuse
🏠 Pour un logement digne pour toutes et tous et une lutte implacable contre l'envolée des prix des loyers et du foncier
🕊️ Pour une ville engagée pour la paix notamment en Palestine et en Ukraine et contre l'endoctrinement militaire de nos enfants
🛡️ Pour une ville qui lutte contre le racisme, les violences sexistes, sexuelles et de genre et pour la mise en place d'un observatoire communal contre les discriminations

🔒 Les 9 Garanties Programmatiques

Les insoumis·es ont adopté, à l'occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024, 9 garanties programmatiques qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu'il soit soutenu par la France insoumise.

1. Commencer la révolution citoyenne dans les communes

Instaurer un référendum d'initiative citoyenne municipal et s'engager à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune. Faciliter l'exercice du droit de propositions des élu·es de l'opposition comme de la majorité (ordre du jour du conseil municipal, droit d'amendement, motions…).

2. Gérer les communs par des régies publiques

Lancer dès l'accession aux responsabilités une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme l'eau, la production d'énergies renouvelables, les transports en commun, la restauration scolaire ou la gestion des déchets. Les régies publiques devront permettre aux usager·es et aux agent·es de siéger dans les conseils d'exploitation ou d'administration. Garantir de cette façon des services publics communaux pour couvrir les besoins essentiels de l'existence : se loger, se nourrir, boire, se déplacer, se cultiver, se soigner…

3. Instaurer la règle verte communale

Refuser d'accorder des permis et des autorisations pour des activités polluantes et écocides. Réduire la tarification des transports en commun pour faire la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d'emploi et les usager·es disposant de faibles revenus. Faire un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) en attendant de déployer des mobilités alternatives. Développer des « mines urbaines » municipales : déchetteries, recycleries, ateliers de réparations.

4. Instaurer des communes zéro chômeur pour le droit à l'emploi

Développer une politique locale de garantie d'emploi notamment en faisant entrer les communes ou intercommunalités dans le dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée », en tenant compte des bilans tirés, notamment par les syndicats et actionner tous les leviers pour favoriser l'emploi local de qualité : commande publique, fonction publique…

5. Tuer la spéculation immobilière

Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part de logement public, en appliquant partout où c'est possible l'encadrement des loyers et en développant l'accession à la propriété non spéculative (via les offices fonciers solidaires, l'habitat coopératif, etc.), notamment par l'exercice du droit de préemption. Mettre fin au clientélisme dans l'attribution des logements sociaux en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d'une grille claire de critères. Fixer l'objectif de communes zéro sans abri, zéro passoire thermique, zéro habitat insalubre.

6. Passer à une alimentation 100 % bio et locale dans les cantines et les rendre gratuites

Organiser la conversion de tous les repas des cantines scolaires en bio et produits locaux, avec introduction d'options végétariennes quotidiennes. Instaurer progressivement la gratuité en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté. Participer parallèlement à la conversion de l'offre agricole locale en bio, par exemple par la mise en place de zones agricoles protégées.

7. Favoriser l'école publique et laïque

Réaffirmer le rôle central de l'École de la République dans la construction de la citoyenneté. Appliquer strictement la loi pour les subventions de fonctionnement aux établissements scolaires privés et refuser tout financement public pour la construction d'établissements scolaires privés ou leur rénovation ainsi que pour les associations confessionnelles.

8. Faire des communes activement antiracistes, féministes et inclusives

Créer des observatoires communaux ou intercommunaux des discriminations, en collaboration avec les associations et les habitant·es, capables de mener des actions de testing et former l'ensemble des agent·es de la collectivité sur ces enjeux. Constituer la municipalité partie civile des plaintes des victimes de racisme, sexisme et LGBTIphobie. Soutenir la présence de centres de planification familiale. Combattre le validisme. Renforcer les moyens en faveur d'un accueil digne des exilé·es.

9. Des communes engagées pour la paix

Défendre la paix dans le monde et la justice pour les peuples. Par exemple, faire voter par le conseil municipal une motion pour soutenir le cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza et au Liban, la reconnaissance de l'État de Palestine, et demander un embargo sur les exportations d'armes au gouvernement de Netanyahou.

🗳️ Axe 1 : Commencer la Révolution Citoyenne

✨ Ce qui va changer la première année de mandat

  • Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s'engagent à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant
  • Donner aux citoyen·nes la possibilité d'organiser une pétition qui, si elle réunit au moins 5 % des habitant·es, est défendue en conseil municipal par le citoyen porteur de la pétition et donne lieu à une réponse du conseil. Le conseil est interrompu pour autoriser légalement ce temps d'échange
  • Ouvrir aux habitant·es un temps de questions lors de chaque conseil municipal
  • Garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) à toutes les associations et aux citoyen·nes qui le souhaitent, avec la possibilité d'auditionner des expert·es et de demander tout document utile
  • Exiger des élu·es qu'ils publient tous leurs rendez-vous avec les représentant·es d'intérêts privés ; refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d'entreprises

📋 Partager le pouvoir des élu·es

Donner le pouvoir de décision aux citoyens

Organiser des votations citoyennes sur les grands sujets communaux dont le conseil municipal s'engage à respecter le résultat, sous réserve de l'atteinte d'un quorum de participation. Thèmes concernés : grands projets d'aménagement, intercommunalité, organisation des temps périscolaires, évolution des tarifs pour les grands services municipaux, etc.
Instaurer le référendum d'initiative citoyenne dont le conseil municipal s'engage à respecter le résultat, sous réserve d'une participation minimale, dès lors qu'une pétition réunissant au moins 10 % des habitant·es est constituée.
Créer le droit de pétition renforcé : toute pétition réunissant au moins 5 % des habitant·es est défendue en conseil municipal par le ou la citoyen·ne porteur·se de la pétition et donne lieu à une réponse du conseil. Le conseil est interrompu pour autoriser légalement ce temps d'échange.
Accorder le droit de vote aux mineur·es de plus de 16 ans et aux étranger·es résidant sur le territoire communal lors des votations citoyennes.
Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s'engagent individuellement à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant.

Favoriser l'intervention populaire active et permanente

Mettre en place des conseils de quartier citoyens de proximité, composés d'habitant·es, dont une partie tirée au sort, animés par une équipe paritaire, dotés d'un budget participatif en fonctionnement et en investissement et ouverts à tout·es les habitant·es de plus de 16 ans.
Mettre en place des dispositifs de garde d'enfants gratuits pour les personnes participant aux conseils citoyens.
Allouer aux budgets participatifs communaux un montant dépassant un plancher minimum de 10 % du budget d'investissement avec un objectif d'aller vers 25 % hors investissements contraints.
Ouvrir l'ensemble des instances participatives aux mineur·es de plus de 16 ans et aux étranger·es résidant sur le territoire communal.
S'assurer de l'accessibilité de toutes les communications institutionnelles : langage facile à lire et à comprendre, sous-titrage, LSF, version audio, usage du braille.
Ouvrir aux habitant·es un temps de questions lors de chaque conseil municipal.
Mettre en place des dispositifs d'information et de co-élaboration en amont pour le budget comme pour les grands projets, en s'appuyant sur les structures de participation populaire et les techniques de l'éducation populaire.
Mettre à disposition un réseau de salles accessibles gratuitement en semaine et les week-ends pour les associations, syndicats et partis politiques, y compris hors périodes électorales.
Associer les organisations syndicales à la vie communale, développer et rénover les maisons des syndicats.
Garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) à toutes les associations et aux citoyen·nes qui le souhaitent, avec la possibilité d'auditionner des expert·es et de demander tout document utile.

⚖️ Abolir les privilèges et la corruption

Exiger des élu·es la publication de tous leurs rendez-vous avec les représentant·es d'intérêts privés ; refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d'entreprises.
Signer la Charte Anticor pour garantir la transparence et l'éthique dans la gestion municipale.
Encadrer l'usage des frais de réception pris en charge par les finances municipales, notamment pour empêcher qu'ils soient utilisés pour des événements uniquement destinés à la majorité ou pour un événement privé.
Rendre publique la déclaration de patrimoine du maire.

💰 Affronter les politiques austéritaires et se libérer de la finance

Exiger l'augmentation des dotations (DGF, maintien de l'autonomie fiscale, compensation à 100 % de la suppression de la taxe d'habitation…) et organiser des actions, si nécessaire de désobéissance, coordonnées avec d'autres collectivités, pour exiger du gouvernement l'augmentation des dotations de l'État aux communes.
Travailler avec des banques coopératives pour s'affranchir de la mainmise des institutions financières.
S'opposer aux réseaux d'alerte de l'État, qui infantilisent les élu·es locaux.
Réclamer un calcul des capacités de financement de la commune en fonction de l'amortissement des équipements publics et non les 12 années consacrées par la loi.
Dénoncer les contrats déraisonnables signés par les majorités précédentes pour les finances publiques municipales, souvent au profit d'entreprises privées.

🌱 Axe 2 : Ouvrir la Planification Écologique

✨ Ce qui va changer la première année de mandat

  • Etablir avec les habitant.es un état des lieux des sources d'émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l'état de la biodiversité et de l'artificialisation des terres sur le territoire communal et intercommunal
  • Réduire la tarification des transports en commun pour aller vers la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d'emploi et les usager·es disposant de faibles revenus, et sans réduction de l'offre
  • Adopter un plan canicule recensant et prévoyant des lieux d'accueil adaptés, notamment pour les personnes vulnérables : personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, personnes en situation de handicap, sans domicile fixe
  • Lutter contre la pollution lumineuse : extinction hors temps d'activité – sauf cas exceptionnel – des éclairages, des boutiques, magasins, bureaux, etc. ; éclairages à la demande et à détection de mouvement

📊 Instaurer la planification écologique communale

Méthode en 3 temps

Etat des lieux complet des pressions exercées par l'activité du territoire sur l'environnement en matière de climat, de biodiversité et de ressources naturelles
Processus de planification citoyenne participative pour définir des stratégies communales et intercommunales de décarbonation, de développement des mobilités douces, de rénovation des bâtiments publics, d'adaptation aux effets du changement climatique
La planification sera mise en œuvre dans une logique de bifurcation par rapport au système actuel : mise en sécurité sociale des biens communs comme l'air ou l'eau, choix de mode de gestion avec un contrôle public important, droit de regard d'intervention et de décision des citoyen·nes sur les politiques publiques menées

Actions concrètes de planification

Ajouter des clauses environnementales (critère carbone, labels, indices de durabilité et réparabilité) à chaque achat municipal ou intercommunal
Rendre systématique pour tous les achats publics le schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (SPASER)
Adopter une charte de construction durable contraignante pour les travaux de la commune incluant l'utilisation de matériaux locaux comme la paille, le bois ou la terre crue
Adopter une charte d'éco-conception des sites webs de la communes et des services publics
Proposer un plan d'éducation populaire aux enjeux environnementaux et écologiques, adossé à une ligne budgétaire dédiée et décliné dans l'ensemble des champs d'action municipaux (temps périscolaires, politique jeunesse, centres socio-culturels, soutien au monde associatif)
Mettre en place un plan de formation et de montée en compétences sur les enjeux écologiques pour l'ensemble des agents de la ville, tout particulièrement dans les métiers avec de fortes modifications des pratiques professionnelles (espaces verts, bâtiment, voirie)
A partir d'un état des lieux des sources d'émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l'état de la biodiversité et de l'artificialisation des terres, organiser un débat citoyen d'orientation écologique visant à mettre en oeuvre la règle verte sur le territoire communal et intercommunal s'appuyant notamment sur les conseils citoyens, sur des réunions publiques et sur une participation en ligne
L'action communale prendra appui sur une planification pluriannuelle des politiques publiques : Préservation des ressources naturelles, des biens communs, objectifs de réduction de l'empreinte écologique communale
Voter en conseil municipal une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre compatible avec les accords de Paris pour le patrimoine et les services publics
Intégrer aux documents de planification urbaine (PLU, PLUi, SCoT,PLH...) un principe d'aménagement visant à rapprocher à moins de 15 à 30 minutes en transport en commun, à pied ou à vélo l'habitat, les lieux de travail, de loisir et de culture

⚡ Engager la bifurcation énergétique : Sobriété et énergies renouvelables

La bifurcation énergétique est au coeur de la planification écologique. Il faut rompre avec le pilotage de notre consommation énergétique par le marché et le capital fossile. La démarche se fait en 3 étapes : sobriété planifiée et juste, électrification des usages, développement local des énergies renouvelables.

Adopter un plan de développement des énergies renouvelables s'appuyant sur les associations citoyennes, les coopératives, une société publique locale (SPL) ou une régie publique proposant un tarif social et progressif de l'énergie
Adopter un plan énergétique des bâtiments publics pour, en adéquation avec les besoins, planifier la sobriété des usages, la rénovation thermique, en privilégiant la production d'énergies renouvelables et les matériaux biosourcés quand c'est possible
Développer les réseaux de chaleur et de froid urbains produits, au maximum, grâce aux énergies renouvelables adaptées aux ressources énergétiques du territoire et avec un mode de gestion 100 % public (régie, SPL) pour donner accès aux habitant·es à une méthode de chauffage plus décarbonée et à des tarifs contrôlés. Systématiser le raccordement aux bâtiments et équipements municipaux les plus consommateurs d'énergie (piscines, écoles, hôpitaux)

🚌 Développer des services publics de transports accessibles à tou-tes

Le désinvestissement de l'Etat, l'ouverture à la concurrence et l'exigence de rentabilité ont sérieusement déstablilisé les réseaux de transports en commun. Chaque territoire peut concevoir son service public de transports en combinant de multiples modes. Investir, croiser les réseaux et garantir leur accessiibilité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Réduire la tarification des transports en commun pour aller vers la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d'emploi et les usager·es disposant de faibles revenus, et sans réduction de l'offre
Renforcer la desserte et la densité des réseaux de transports en commun sur tous les territoires

🚗 Permettre à chacun d'utliser moins la voiture pour se déplacer

La voiture a façonné nos villes et nos territoires avec de forts impacts sur la qualité de l'air, sur les émissions de gaz à effet de serre, sur la biodiversité et sur la sécurité de chacun-e. Il faut repenser l'usage de la voiture dans l'espace public et faciliter l'usage d'autres modes de transport lorsque c'est possible. La politique de mobilités ne peut en aucun cas s'apparenter à une punition contre les pauvres et les éloignés des centres.

Développer les aires et places de stationnement pour le covoiturage et les pistes cyclables
Organiser les schémas de circulation en faisant la part belle aux rues piétonnes, aux rues avec écoles, à la piétonnisation en cœur d'îlot, etc.
Mettre en place un véritable service public communal ou intercommunal du vélo, avec une tarification attractive et progressive pour le prêt et l'entretien de vélos publics ou la mise à disposition par des SCOP en fonction des possibilités en tendant vers la gratuité
Favoriser les bourses à vélos et ateliers de réparations en travaillant avec les acteurs de l'économie sociale et solidaire
Développer le réseau de pistes cyclables sécurisés
Réduire les déplacements en voiture de l'équipe municipale : favoriser les réunions en visioconférence quand c'est possible, constituer un parc municipal de vélos électriques, choisir des véhicules petits, légers et bas carbone lors du renouvellement du parc automobile

🌡️ Anticiper les effets du changement climatique en matière de risques écologiques

Les conséquences du dérèglement climatique sont déjà visibles et nous assistons à des événements climatiques extrêmes. Les collectivités sont en première ligne pour anticiper, améliorer l'adaptation et protéger les plus pécaires qui sont aussi les moins responsables.

Actualiser le plan de prévention des risques (PPR) en prenant en compte les effets attendus du réchauffement climatique en y impliquant fortement les Groupes régionaux d'évaluation climatique (GREC)
Adopter un plan canicule recensant et prévoyant des lieux d'accueil adaptés, notamment pour les personnes vulnérables : personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, personnes en situation de handicap, sans domicile fixe
Former massivement la population aux premiers secours, à tous les âges (de l'école aux EHPAD) ; diffusion d'une culture du risque, de la vigilance bienveillante et de l'entraide
Étudier la possibilité de constituer une réserve citoyenne de protection civile dédiée à des missions de proximité

🌳 Lutter contre l'étalement urbain et pour le retour de la nature en ville

L'équivalent d'un département est englouti par le béton tous les 10 ans. C'est insoutenable, il faut laisser les sols à la nature, à l'agriculture et à l'infiltration des eaux. Le droit à la nature en ville est une revendication du communalisme insoumis.

Ouvrir un débat public pour déterminer les moyens d'atteindre l'objectif de zéro artificialisation nette d'ici 2050, et plus tôt si possible, en mobilisant notamment les outils pour lutter contre la sous-occupation des locaux, la rétention foncière, et l'étalement urbain
Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l'espace public fixant un objectif d'occupation végétale du sol en zone dense en début de mandat
Replanter des arbres fruitiers en milieu urbain en mélangeant les espèces régionales et les espèces adaptées à l'évolution prévisible du climat sur 30 ans
Réaliser l'atlas de la biodiversité communale (ABC) et fixer des objectifs de revitalisation des sols et sous-sols
Proposer la création de Zones agricoles protégées (ZAP) et de Périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN)
Prévoir une reclassification agricole de certains terrains actuellement constructibles
Préserver la biodiversité et développer des ceintures vertes agricoles, les trames vertes et bleues, en restaurant les haies, les noues, les fossés et les mares
Mener une réflexion sur la valorisation des friches (dépollution, préservation, utilisation artisanale et/ou agricole…)
Créer un établissement municipal de mutualisation d'équipement réparti en cohérence avec les besoins résidentiels et la superficie de la commune (tondeuse, outillage divers, etc.), accompagné de formations et de partenariats avec des associations pour accompagner les habitant·es et notamment les plus précaires à la rénovation et l'entretien de leur habitation et/ou de leur jardin

🌙 Etablir un droit à la nuit, au silence et à un espace libéré du consumérisme

¼ de la surface terrestre nocturne est éclairée. 10 millions de français souffrent de troubles du sommeil causés par le bruit. Le bruit est classé au 2ème rang des facteurs environnementaux qui causent le plus de mortalité en Europe. Réclamer un droit à la nuit, au silence, à la paix, c'est rendre concrète la lutte contre le consumérisme.

Lutter contre la pollution lumineuse : extinction hors temps d'activité – sauf cas exceptionnel – des éclairages des boutiques, magasins, bureaux, etc. ; éclairages à la demande et à détection de mouvement
Appliquer scrupuleusement l'extinction nocturne des bâtiments municipaux et agir au sein des intercommunalités pour mettre en oeuvre des Règlements locaux de publicité intercommunaux permettant notamment d'étendre l'obligation d'extinction nocturne aux éclairages et aux publicités de mobilier urbain
Conduire une mobilisation avec les bailleurs sociaux pour financer et engager un plan d'isolation phonique du parc HLM
Bannir la publicité non locale et les écrans publicitaires de l'espace public
Limiter le recours au travail le dimanche, en donnant des avis négatifs sur la création de zones touristiques internationales

🐾 Des communes engagées pour la condition animale

En 50 ans, 69 % des animaux vertébrés sauvages ont disparu du fait de la destruction de leur habitat ou de la chasse. De nombreux animaux domestiques sont maltraités, 200 000 abandons de chiens et chats par an en France. Les communes ont la possibilité de pouvoir faire traiter tous les animaux comme des être sensibles.

Interdire les cirques et les parcs aquatiques exploitant des animaux sauvages ainsi que toute exploitation à des fins de représentation, détention et reproduction d'animaux sauvages
Aménager des espaces refuges pour les animaux sauvages, notamment dans les zones urbaines denses et les zones de monocultures, et maintenir des friches en particulier pour les pollinisateurs sauvages
Favoriser l'implantation de centres de soins vétérinaires publics et accessibles pour les animaux domestiques ou sauvages
Garantir la transparence de l'activité des fourrières en publiant sur le site de la commune un bilan annuel de leur activité (précisant le nombre d'animaux capturés, identifiés, stérilisés, euthanasiés, relâchés, remis à leur propriétaire, etc.)
Attribuer une délégation relative à la condition animale à un·e membre du conseil municipal
Lutter contre la prolifération des animaux liminaires en privilégiant les solutions non cruelles quand elles existent (ultrasons, stérilisations, pigeonniers contraceptifs…)

🧹 Engager la dépollution du monde

L'eau, l'air et les sols sont affectés par toutes sortes de pollutions. Les plus riches polluent le plus mais ce sont les plus pauvres qui en subissent le plus les conséquences. Les conditions de la vie doivent être préservées et restaurées selon le principe de l'écologie régénérative.

Sortir de l'usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux
Accompagner les habitant·es pour garantir l'application du « zéro phyto » partout (jardins partagés, journée d'éducation populaire avec les agents municipaux…)
Prendre des arrêtés d'interdiction d'épandage des pesticides à proximité des habitations en coordination avec tous les maires qui prennent des mesures semblables pour mener la bataille juridique afin de faire reconnaître le droit à protéger les habitant·es
Favoriser l'éco-pâturage pour l'entretien des espaces communaux

🍽️ Des cantines scolaires 100 % bio et local

Une alimentation de qualité, biologique et sans pesticide est un luxe dont le marché exclut les classes populaires. La restauration scolaire est un outil pour remettre de l'égalité dans l'accès à une alimentation saine. La cantine publique est un levier de la commande publique pour soutenir les filières agricoles bio et locales.

Maximiser la part de produits de saison et locaux dans la restauration collective pour atteindre dès que possible 100 % de produits bio ou durable et locaux
Promouvoir la ré-internalisation en régie de la production de repas pour échapper à la mainmise d'acteurs hégémoniques privés
Intégrer une option végétarienne pour chaque repas dans la restauration scolaire et collective ainsi que dans les événements municipaux et se fixer l'objectif de deux repas végétariens pour tou·tes par semaine
Bannir les produits industriels ultra-transformés de la restauration collective
Intégrer le critère de bien-être animal pour la cantine scolaire
Prioriser l'agriculture biologique et locale dans la commande publique, outil de transition vers l'agriculture écologique
Ouvrir des jardins potagers biologiques cultivés par les élèves dans les écoles
Faire du repas à la cantine un moment d'éducation à l'alimentation, à la saisonnalité des fruits et légumes et de lutte contre le gaspillage alimentaire

💧 Garantir le droit à l'eau

Chaque été, les pénurie d'eau concernent la moitié à 80 % des départements. Des centaines de communes expérimentent chaque année des ruptures d'approvisionnement en eau ou des mesures d'interdiction de boire l'eau courante comme dans l'Yonne. Les communes sont l'échelon de base à partir duquel il faut commencer la gestion commune et écologique de l'eau.

Co-gérer l'eau, commun de l'humanité, grâce à des régies publiques municipales ou intercommunales permettant l'implication des citoyen·nes par leur accès au conseil d'administration avec voix délibératives
Instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages (professionnels, domestiques, administratifs) et les mésusages (confort, luxe) avec la gratuité des premiers m3 indispensable à la vie
Organiser la transition vers l'agriculture biologique des surfaces agricoles situées sur les aires d'alimentation de captages, pour réduire les coûts liés à la dépollution de l'eau
Mettre en place un système d'alerte rapide pour les usagers concernant une consommation excessive d'eau liée à des fuites potentielles avant que la facture ne devienne impossible à payer
Installer des récupérateurs des eaux de pluies pour le nettoyage des rues, l'arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs, alimenter les toilettes des bâtiments publics…

♻️ Vers des communes zéro déchets

La société des déchets est un produit de l'accélération sans fin du cycle du profit. L'enjeu, bien avant le recyclage, est la réduction de nos quantités de déchets. Il nous faut mettre en place des équipements collectifs pour évier le gâchis facilement.

Réorganiser la chaîne de restauration collective en vue de diminuer de 75 % le gaspillage alimentaire et faire disparaître le plastique
Mener une politique active vers la restauration privée et de loisir pour parvenir à l'objectif « zéro plastique » ; accompagner les entreprises et les commerçant·es dans leur transformation « zéro déchet »
Mettre en place de dispositifs de partage des aliments consommables (soutien aux associations de collecte des invendus, action d'éducation à la cantine, etc.)
Mettre en place un dispositif de consigne pour les bouteilles en verre
Installer des réfrigérateurs libre services ou proposer à la vente à faible coût les repas restants de la restauration scolaire
Développer le prêt aux habitant·es de broyeurs, composteurs…
Créer des ateliers coopératifs de remise en état de matériels divers
Renforcer et améliorer les services de collecte et de recyclage des déchets non organiques

🏭 Des communes productives

La production a pour objectif de répondre aux besoins essentiels. Seulement 39 % des biens consommés sont produits en France mettant en péril notre souveraineté. Relocaliser notre production aura un fort impact sur la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Les communes auront un rôle central dans cette politique de relocalisation, il faut s'y préparer.

Refuser le recours aux travailleurs détachés, en surveillant les clauses d'emploi et de sous-traitance des appels d'offres
Mettre à disposition les moyens publics (mise à disposition de locaux, soutien financier, monnaie locale, systèmes d'échange locaux…) pour le développement des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs, d'épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions locales
Favoriser la création de services d'échanges locaux (SEL) en mettant à disposition des citoyen·nes des plateformes dédiées
Embaucher un·e expert·e en reprise d'entreprise au niveau intercommunal pour accompagner et soutenir les salarié·es pour la reprise d'entreprises, notamment en SCOP
Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départementales et régionales) et aux entreprises de l'économie sociale et solidaire
Ouvrir de nouveaux services publics, et pourvoyeurs d'emplois : garage, centre vétérinaire, fermes et ateliers de transformation gérés en régie communale, coopérative de consommation, etc.
Insérer des clauses sociales, écologiques et de production locale dans tous les marchés publics

🌾 Soutenir et développer l'agriculture biologique et locale

60 % des produits consommés sont produits en France, 80 % il y a une dizaine d'années. Seulement 10 % de surfaces agricoles en bio avec une tendance à la baisse. Il faut changer de modèle agricole, mettre fin à l'agricullture vouée à l'industrie et revenir à une agriculture vivrière.

Créer des commissions municipales ou intercommunales d'appui aux projets agricoles (commission pluraliste composées d'élu·es, d'agriculteurs et agricultrices, de propriétaires, de personnes ressources investies dans les questions d'alimentation, etc.)
Accompagner les nouvelles formes collectives d'acquisition du foncier agricole (association foncière, Terre de Liens, etc.)
Adhérer au dispositif Vigifoncier et contractualiser avec la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) pour repérer les terres qui se libèrent et consacrer un budget d'opportunité dans le budget municipal pour pouvoir réaliser les acquisitions de foncier agricole quand une occasion se présente
Proposer aux porteurs et porteuses de projets agricoles des baux ruraux environnementaux signés pour plusieurs années reconductibles et qui précisent que les terres devront être cultivées en agriculture biologique et avec montant de loyer attractif/modéré, ou des baux à usage incluant terres, bâti agricole et habitat dans le cas de reprise de zones délaissées
Proposer des services aux paysans et paysannes qui s'installent : location / mutualisation de matériel avec les services espaces verts (comme les tracteurs), aide aux investissements, offre de débouchés de commandes (par exemple pour la cantine et la restauration publique), mise à disposition des lieux de vente (magasin de producteurs, marchés) ou de dépôts (AMAP, circuits courts, groupements de commande), des espaces de travail et de réunion partagés pour favoriser les coopérations entre producteurs et productrices paysans plutôt que la concurrence
Promouvoir la permaculture par des actions d'éducation populaire, associant jardins partagés, écoles, EHPAD
Soutenir les expérimentations de sécurité sociale de l'alimentation
Expérimenter des cantines municipales ouvertes à tous servant des repas à base d'agriculture biologique et locale

🏪 Défendre le petit commerce face aux géants de la grande distribution

La vacance de baux commerciaux est importante. Après l'implantatiion des centres commerciaux, on favorise l'implantation des plateformes logistiques comme Amazon. Les petit commerces indépendants sont pourvoyeurs de plus d'emplois et ils participent surtout au lien social et à la vie des communes.

Refuser les permis de construire et modifier le plan local d'urbanisme (PLU) et le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de façon à empêcher la construction de toute nouvelle grande surface
Aider, par la mise à disposition de locaux, l'installation ou le maintien de petits commerces (librairies, boulangeries, boucheries, épiceries, maraîchers, cafés…)
Utiliser le droit de préemption de la mairie pour favoriser les commerces indépendants

🤝 Axe 3 : Fortifier l'Entraide

Le nouveau communalisme insoumis veut participer à construire une société où l'on se repose d'abord sur la force de l'entraide, et non de la concurrence, pour que chacun voit ses besoins satisfaits.

On peut étendre aux communes au maximum des capacités, le domaine du commun pour l'éducation, pour la santé, pour le logement, pour l'emploi public. On peut montrer la voie dans les politiques d'éradication de la misère et du manque. On peut imaginer des nouveaux rapports aux autres et à la propriété

✨ Ce qui va changer la première année de mandat

  • Soutenir et visibiliser les associations proposant des colis repas et vêtements pour les familles populaires, les jeunes et les personnes âgées
  • Lancer une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme la production d'énergies renouvelables, les transports en commun ou la gestion des déchets
  • Créer une mission d'audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d'élu·es de la majorité et de l'opposition, de citoyen·nes des conseils de quartier et de citoyen·nes tirés au sort
  • Lutter contre les marchands de sommeil en mettant en oeuvre le « permis de louer » (autorisation préalable de mise en location), développer les contrôle d'hygiène et de salubrité dans les logements privés et sociaux par l'embauche d'inspecteurs et d'inspectrices en nombre suffisant
  • Créer des cellules de défense des locataires, en lien avec les associations de défense des locataires, incluant les logements étudiants pour obtenir des arrêtés d'insalubrité de la part de la Préfecture obligeant le bailleur ou le propriétaire à agir
  • Attribuer les logements sociaux de manière transparente en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d'une grille claire de critères pour mettre fin au clientélisme
  • Définir une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, imposant des normes écologiques et d'inclusion pour toute nouvelle construction, donnant priorité d'acquisition aux demandeurs de la commune, précisant la typologie et les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti spéculatives
  • Instaurer la gratuité de la cantine en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté
  • Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites

📊 Adopter un plan communal de lutte contre la pauvreté et la précarité

Entre 2004 et 2022, le taux de pauvreté en France est passé de 9,1% à 14,4% de la population. Selon l'Observatoire des inégalités, la France est le pays d'Europe qui arrive le moins bien à limiter l'expansion de la pauvreté. Face à cela, la commune est souvent le terreau des solidarités concrètes, loin des politiques de contrôle et de culpabilisation menées par l'Etat.

C'est aussi en leur sein que s'organisent le lien social, dernier rempart contre l'isolement.

Nous avons donc à cœur que les communes insoumises assurent la dignité de tous leurs habitants et habitantes.

Prendre des arrêtés municipaux d'interdiction des coupures d'eau et d'énergie
Soutenir et développer les épiceries sociales et solidaires par des subventions, la mise à disposition de locaux ou la participation à l'achat de denrées alimentaires
Proposer, en lien avec les associations, des colis repas et vêtements pour les familles populaires, les jeunes et les personnes âgées
Garantir le droit à la domiciliation des sans-abris
Refuser les dispositifs tournés contre les personnes sans-abri (arrêtés anti-mendicité, mobilier anti SDF)
Mettre en place un guichet unique d'accès aux droits
Proposer une simulation sur « mesaides.gouv » à tout·e nouvel·le arrivant·e dans la commune
Créer une instance participative au sein des CCAS, ouverte aux associations et populations
Favoriser la mise en oeuvre et généraliser le logement pour sans abris par le programme « logement d'abord »

🏛️ Étendre le domaine du commun

Le nouveau communalisme se veut une renaissance du collectivisme

Les services publics culturels, sportifs, de transport ou le logement public ont été d'abord mis en place par le socialisme et le communisme municipal

Aujourd'hui, c'est autour de l'insoumission municipale de prendre le relai pour étendre le domaine du commun.

Lancer une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme la production d'énergies renouvelables, les transports en commun ou la gestion des déchets
Installer des comités des usagers des services publics délibérant sur leurs évolutions et les choix qui les concernent, associant usager·es, agent·es et élu·es
Créer une mission d'audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d'élu·es de la majorité et de l'opposition, de citoyen·nes des conseils de quartier et de citoyen·nes tirés au sort
Organiser la transition vers le logiciel libre pour l'administration municipale, intercommunale et les écoles
Limiter le recours à des cabinets de consultants hors de prix en développant l'emploi scientifique (thèses CIFRE, contrats de volontariat territorial en administration, etc.) et en recourant aux expertises publiques mises à disposition des collectivités (CEREMA, ONF, ADEME, CSTB
Développer les services de traduction pour l'accès aux services publics

👷 Redresser le statut des agents publics

Depuis 25 ans, les agent·es publics subissent un réel et grave déclassement. Le point d'indice qui détermine le niveau de leur rémunération a perdu près de 30 % de pouvoir d'achat depuis 2000, et près de 20 % depuis 2010. Rétablir un statut attractif pour les agent·es publics est une priorité d'intérêt général pour le service public. Les municipalités n'ont pas le pouvoir d'augmenter le point d'indice. Elles doivent cependant agir sur tous les leviers dont elles disposent pour améliorer les conditions de travail des agent·es publics.

Lutter contre la précarité en mettant en place des plans de titularisation, d'éradication du temps partiel subi et des négociations salariales internes
Engager un plan de rattrapage pour garantir l'égalité salariale entre les femmes et les hommes employé·es par la collectivité
Engager un plan de suppression du temps partiel contraint dans la fonction publique municipale
Associer l'ensemble des agent·es municipaux à l'élaboration des projets et des politiques municipales (projets de service…) et développer la formation des agent·es territoriaux pour accompagner l'évolution des services

🏠 Garantir le droit à un logement digne

La France compte 4,1 millions de mal-logé·es et 300 000 personnes sans-abri (chiffres 2024 de la Fondation pour le Logement des Défavorisés). Plus de 2 000 enfants vivent à la rue.

Les communes insoumises doivent s'assurer que tous les habitants et habitantes puissent avoir un logement digne et agir pour limiter les phénomènes de spéculation et d'accaparement des biens immobiliers par une minorité.

Les communes sont les premières à faire face à l'explosion de la « bombe sociale » de la crise logement

Prendre des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement pérenne et se coordonner avec les maires qui prennent de tels arrêtés pour faire reconnaître leur légalité
Utiliser les pouvoirs de police du maire pour prendre des arrêtés de réquisition de bâtiments vides et y mettre en place des conventions d'occupation transitoire ou intercalaire
Demander au préfet, à la préfète, la mise en place de l'encadrement des loyers en zone tendue
Lutter contre les marchands de sommeil en mettant en oeuvre le « permis de louer » (autorisation préalable de mise en location), développer les contrôle d'hygiène et de salubrité dans les logements privés par l'embauche d'inspecteurs et d'inspectrices en nombre suffisant
Créer ou développer des outils de prévention efficaces contre les expulsions locatives (commission de prévention des impayés locatifs avec les bailleurs, permanence d'aide juridique, médiation, etc.)
Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de l'EPCI en partie civile en cas d'expulsion abusive
Mettre à disposition et favoriser la construction de structures d'insertion pérennes (pensions de familles, maisons relais, etc.) dans une logique de « logement d'abord »
Développer des centres d'hébergements pour les personnes ne pouvant pas accéder à des logements individuels pour en finir avec l'absurdité des hébergements dans des hôtels sociaux, coûteux et insalubres
Accélérer la réhabilitation des bâtiments insalubres en proposant leur acquisition à l'amiable ou en ayant recours au droit d'expropriation, dans l'objectif de les convertir en lieu de vie dynamisant le tissu urbain dans les délais les plus brefs (logements, commerces, espaces verts), en luttant contre la gentrification, par exemple en garantissant l'implantation de logements sociaux (PLAI) dans les quartiers réhabilités
Établir un état des lieux des biens sans maître ou présumés sans maître
Faire reposer sur les bailleurs privés ou publics le coût de la lutte contre les nuisibles (punaises de lit, teigne, cafards…)
Créer des cellules de défense des locataires, en lien avec les associations de défense des locataires, incluant les logements étudiants et foyers de jeunes travailleurs, pour obtenir des arrêtés d'insalubrité de la part de la Préfecture obligeant le bailleur ou le propriétaire à agir

🏘️ Défendre et développer le logement public et social

2,7 millions de ménages sont en attente de l'attribution d'un logement HLM

La France est en pénurie de logements sociaux. L'urgence est d'y parer le plus vite possible

Il faut l'affirmer haut et fort : le logement social n'est jamais le problème. Face à la crise du logement, il est la solution

Dans les communes, il faut imposer des standards ambitieux pour produire du logement social à destination des classes populaires et des classes moyennes.

Construire des logements publics pour réduire les inégalités en introduisant dans le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) une obligation de 30 % de logements sociaux et très sociaux (PLAI et PLUS) dans les opérations neuves et de 40 % en zones tendues
Casser les ghettos de riches en privilégiant l'implantation des logements les plus sociaux (PLAI) dans les quartiers les plus aisés et favoriser la mixité sociale partout
Attribuer les logements sociaux de manière transparente en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d'une grille claire de critères pour mettre fin au clientélisme
Systématiser l'anonymisation des dossiers qui passent en commissions d'attribution de logements
Désigner un·e adjoint·e ou conseiller·e délégué·e à la politique de la ville. S'impliquer pleinement dans l'élaboration des programmes de renouvellement urbain, refuser ou limiter au minimum les démolitions de logements sociaux exigées par l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), privilégier la réhabilitation du bâti existant et l'installation pérennes d'activités économiques, associatives et culturelles dans les quartiers concernés
Garantir l'accessibilité des logements publics aux personnes hébergées
Exercer le droit de préemption à chaque fois que cela est possible notamment pour développer le logement social

🔑 Inventer une propriété non spéculative du logement

61 % des Français·es considèrent le fait de devenir propriétaire de sa résidence principale comme un « objectif important » de leur vie. C'est même un objectif « prioritaire » pour 25 % des répondants. Aujourd'hui, le marché est l'adversaire de cette aspiration. De moins en moins de ménages réussissent à acquérir un logement pour y vivre du fait de la bulle immobilière créée par la spéculation

Il faut donc permettre une propriété non spéculative de son logement

Définir une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, imposant des normes écologiques et d'inclusion pour toute nouvelle construction, donnant priorité d'acquisition aux demandeurs de la commune, précisant la typologie et les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti spéculatives
Développer l'accession aidée à la propriété en y attachant des clauses anti-spéculative pour empêcher la revente à court terme et les plus values excessives
Créer un organisme de foncier solidaire pour faciliter, sur le long terme, l'accès à la propriété à des ménages modestes, en dissociation la propriété du bâti (ménage) de celle du foncier (collectivité), tout en luttant contre la spéculation immobilière sur les zones urbaines en forte tension
Revoir les montants de la taxe de séjour, en l'augmentant au plafond pour les catégories supérieures et en la diminuant pour les catégories inférieures
Accompagner les projets d'habitat coopératif et participatif
Baisser le seuil en termes de jours de location au-delà duquel la location saisonnière relève de l'activité hôtelière et nécessite le respect de normes de sécurité et sanitaires plus strictes
Utiliser tous les outils pour lutter contre les abus d'AirBnB : abaisser la limite de mise en location touristique de la résidence principale à 90 jours, fixer là où c'est possible des zones réservées aux résidences principales et définir un quota maximum de logements en location touristique
Systématiser les contrôles des loueurs de meublés touristiques et des plateformes numériques, pour appliquer les sanctions en cas de non respect des obligations (déclaration systématique, durée maximale, transmission des données par les plateformes, etc.)
Systématiser la télédéclaration en ligne par les hôtes particuliers des locations de courte durée auprès des mairies

🎓 Des écoles où il fait bon apprendre

L'école du peuple doit offrir les meilleures conditions possibles pour apprendre. Car comme peuple, notre éducation est notre première et principale richesse. En moyenne, 3 élèves par classe arrivent à l'école le ventre vide

Les bâtiments des écoles sont très souvent en mauvais état. De nombreuses familles ne peuvent pas offrir à leurs enfants le bon matériel scolaire faute de moyens, ou une aide aux devoirs adéquate du fait d'horaires de travail décalés. Il est primordial de prendre en charge de manière commune ce qui manque aux enfants pour bien apprendre

Instaurer la gratuité de la cantine en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté
Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites
Se mobiliser contre les fermetures d'écoles et de classes
Construire une sectorisation qui mette fin à la ségrégation et permette l'accès de tous les enfants à une école publique de proximité et refuser l'ouverture de toute nouvelle école privée sur le territoire communal ; lutter contre la ségrégation des publics dans le périscolaire
Rénover les écoles publiques pour garantir à tous les élèves de bonnes conditions d'étude (locaux isolés, accessibles, désamiantage, salles dédiées au périscolaire et d'évolution…) et en construire de nouvelles à taille humaine là où les classes sont en sureffectifs
Garantir un nombre suffisant d'animateur·trices périscolaire formé·es, en emploi non précaire en visant le temps plein (quitte à compléter avec d'autres activités)
Ouvrir un « espace parents » animé par les parents d'élèves dans chaque école
Développer les actions de soutien scolaire et d'aide aux devoirs en liaison avec les associations et les parents d'élèves
Scolariser et ouvrir la cantine à tous les enfants présents sur le territoire communal : voyageurs, Roms, de nationalité étrangère, vivant en squat, bidonvilles ou hôtels sociaux
Former les personnels de crèche, du périscolaire et intervenant·es sur le temps scolaire à la prévention des violences éducatives
Développer les classes transplantées (classes de neige, de mer…) et les correspondances internationales avec d'autres établissements
Sécuriser les trajets vers l'école par des « cheminements verts » : relier entre eux par des voies piétonnes des espaces verts et terrains de jeux, afin de desservir les établissements scolaires de façon pédestre, et diminuer la place de l'automobile à proximité immédiate de l'école
Développer les modes doux et collectifs (pédibus, vélobus…) pour les déplacements des enfants
Créer des zones apaisées aux abords des écoles en développant les espaces verts, en créant des zones sans tabac, et en fermant définitivement ou temporairement l'accès aux véhicules motorisés ou en employant du personnel municipal chargé de réguler la circulation

🏥 Faciliter l'accès aux soins, développer la prévention

L'aménagement du territoire capitaliste a enfermé des quartiers et des communes entières dans les déserts médicaux. Un tiers de la population française vit dans un désert médical ! Cette proportion est d'autant plus élevée pour les communes populaires, qu'elles soient urbaines ou rurales. La privatisation de la santé, sous l'effet des reculs imposés par les gouvernements libéraux de la dépense socialisée, est aussi une barrière dans l'accès aux soins. Mettre en commun les dépenses de santé pour satisfaire aux besoins de tous de manière égalitaire est une méthode qui s'est en partie inventée dans les communes. C'est aux communes de défendre ce collectivisme désormais.

Créer des mutuelles municipales pour les personnes résidant ou travaillant sur le territoire de la commune
Lutter contre les déserts médicaux par l'implantation de centres de santé pluridisciplinaires ou communautaires et de coopératives médicales à tiers payant intégral
Lutter contre les fermetures d'hôpitaux et de maternité publics et les groupements hospitaliers territoriaux
Associer les établissements publics hospitaliers à l'implantation de centres de santé
Facilité l'accès au centre de planning familial
Renforcer les moyens et développer le contrat local de santé pour articuler les politiques publiques de santé (prévention, santé communautaire, santé mentale, sport santé, accès aux droits, plan alimentation, éducation à la santé…)
Mettre en place des campagnes de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, perte de consentement…) et mettre à disposition du matériel stérilisé afin de réduire les risques d'infection
Permettre l'installation de Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) et d'associations de prévention au sein de centres de santé préexistants ou au sein de nouvelles structures municipales
Créer un conseil local de santé mentale
Construire des programmes de logements passerelles et inclusifs ciblés pour les personnes en souffrance psychique
Ouvrir les vestiaires des gymnases et stades pour faciliter l'accès à l'hygiène gratuitement

👶 Prendre soin de l'enfance

À partir du 20e siècle, notamment par la généralisation de la voiture, les enfants sont exclus de l'espace public. Leur développement et leur apprentissage de la vie en société en sont fortement affectés, alors même qu'ils sont les citoyen·nes de demain. Plus récemment, le scandale des crèches privées lucratives montre comment la course à la rentabilité a conduit à des profits records (entre 20 et 30 %) au détriment du bien-être des petits et aux frais de la collectivité. Et ce alors que 40 % des parents ne trouvent pas de place en crèche pour leurs enfants. Les communes, par leur rôle d'aménageur de l'espace public, leur compétence en accueil de l'enfance et leur vie démocratique de proximité, peuvent permettre à nos enfants de grandir, découvrir et apprendre sereinement

Développer le service public local de la petite enfance en proposant des modes d'accueil diversifiés à taille humaine et adaptés à tous (crèches, multi-accueils, lieux d'accueil enfants-parents, relais assistantes maternelles…) afin de permettre à 100 % des parents d'obtenir une place pour leurs enfants
Soutenir et développer l'accompagnement à la parentalité dans les équipements municipaux ou des maisons de l'enfance : temps d'échanges entre parents et professionnels, accueils jeux pour les tout-petits, ateliers, rendez-vous individuels ou réunions, etc.
Mettre en place un conseil municipal des enfants
Arrêter de recourir aux opérateurs privés lucratifs pour favoriser les structures d'accueil de la petite enfance publiques et associatives
Aménager des aires de jeux inventives, naturelles, intergénérationnelles, respectueuses des normes environnementales dans les jardins publics, les ludothèques, les bibliothèques

👴 Prendre soin de nos aînés et bien vieillir

Les séniors sont aujourd'hui plus actifs que jamais : ils sont responsables associatifs, ils s'engagent pour leur commune, ils aident à l'éducation des jeunes. C'est un défi pour le 21e siècle d'inventer des formes de vie commune, d'organiser l'entraide entre les générations et de permettre à nos anciens de garder une place active dans la société

Soutenir les projets de logement partagé adaptés pour les séniors
Arrêter de recourir aux EHPAD privés à but lucratif
Créer un pôle gériatrique regroupant en un seul lieu acteurs publics et associatifs
Ouvrir la restauration scolaire aux personnes âgées
Mettre en place un service d'aide aux aidants
Pousser à autoriser les animaux de compagnie dans les EHPAD et maisons de retraite afin de ne pas séparer les aînés de leurs compagnons
Favoriser le lien inter-générationnel en facilitant la mise en relation des personnes âgées avec les associations de soutien scolaire, lien social dans les quartiers, animation événementielle, visites à domicile, etc.

🛡️ Assurer le droit à la sûreté

Le droit à la sûreté, inscrit à l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen comme « naturel » et « imprescriptible », est un principe fondamental qui doit guider notre action. Pour garantir ce droit, il est essentiel de mettre en place une police municipale de proximité, formée et équipée pour répondre aux besoins réels des habitant·es, avec pour mission principale d'assurer la tranquillité publique. Afin de briser le mur de méfiance réciproque entre la police et la population, il est crucial de privilégier la prévention, la médiation et de bâtir une relation de confiance avec les citoyen·nes, plutôt que de multiplier des dispositifs sécuritaires inefficaces.

Exiger le maintien ou l'augmentation des effectifs de la police nationale ou de gendarmerie, adapter les effectifs de police municipale aux besoins réels de la ville et développer une véritable police de proximité oeuvrant à la sécurité, la prévention et à la tranquillité des habitant·es
Privilégier la présence humaine (police municipale, médiation, éducation spécialisée) plutôt que la vidéosurveillance, coûteuse, liberticide et démagogique
Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance (y compris algorithmique) financée par les communes et les intercommunalités et réaliser un audit financier et des études indépendantes pour évaluer l'efficacité réelle de ces dispositifs
Refuser l'armement létal des policiers municipaux
Demander l'expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d'identité sur le territoire communal ou intercommunal pour lutter contre le contrôle au faciès
Développer l'emploi de médiateur·rices (scolaires et de rue, de jour et de nuit) ainsi que d'éducateur·rices de rue, soutenir les clubs de prévention
Lutter contre les rodéos urbains, en déployant des moyens de médiation mais aussi de contrôle des infractions en lien avec la police municipale et développer des lieux de pratique des sports mécanisés sans nuisance

💊 Lutter contre le trafic de stupéfiants et ses effets

La politique répressive mise en place par les gouvernements successifs est un échec total, que ce soit en termes de santé publique ou de réduction des trafics. La prohibition des drogues ne fait que nourrir des marchés clandestins extrêmement lucratifs et renforcer les violences qui en découlent. Pour sortir de cette impasse, notre approche doit être globale : cibler les têtes des réseaux criminels pour les démanteler, tout en adoptant une véritable politique de santé publique face aux addictions

Prévenir, réduire les risques, accompagner les consommateur·ices : voici la feuille de route des communes insoumises.

Travailler étroitement avec la police nationale judiciaire, la gendarmerie ou la douane pour démanteler les trafics de drogue
Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux…
Proposer un plan de prévention des conduites addictives, de réduction des risques et dommages et de soin aux personnes dépendantes : psychologie, logement, substitution, accès aux soins primaires en collaboration avec les associations et le ministère de la santé ; sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur consommations sur la tranquillité et la sûreté
Proposer des formations au collège et au lycée via des agent·es municipaux ou des associations pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi sur les techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc.)
Proposer des formations régulières ouvertes à tous pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi permettre aux parents de repérer des signes avant-coureurs de fragilité pour leurs enfants, qu'ils s'agissent de l'entrée dans la consommation ou dans les trafics
Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l'argent de la drogue
Travailler en lien avec les services de l'État pour réaffecter les biens mal acquis à des projets sociaux et inclusifs

🏗️ Axe 4 : Construire la Nouvelle France

Chaque nouvelle génération est un peuple nouveau. La France du 21e siècle est brassée par les migrations, métissée par la vie, mélangée par les migrations internes. Elle est créole car elle invente sans cesse du commun, réinvente avec ses passés un universel. C'est une France où les femmes ont gagné des droits et une plus grande place dans la vie sociale, une France plus éduquée et plus urbanisée que par le passé.

Cette nouvelle doit encore advenir politiquement. Pour cela, dans les communes, il nous faut activement combattre le racisme, le sexisme et toutes les dominations déshumanisantes. Il faut, au contraire, renforcer tout ce qui nous humanise comme la culture, le sport, l'engagement et la fraternité.

✨ Ce qui va changer la première année de mandat

  • Créer un Observatoire communal ou intercommunal des discriminations, contre le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, le sexisme et les LGBTIphobies co-géré avec les associations et les habitant·es, doté d'un budget participatif, pouvant mettre en oeuvre des actions de testing, des cafés citoyens
  • Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de l'EPCI en partie civile lors de tout dépôt plainte d'une victime de racisme, sexisme ou LGBTIphobie
  • Mettre en place un lieu d'accueil (éventuellement mobile) et un numéro vert, pour signalement et accompagnement des victimes du racisme et avec une permanence juridique gratuite
  • Développer et soutenir le lieu d'accueil d'urgence pour femmes victimes de violence avec ou sans enfant
  • Créer un lieu d'accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle
  • Favoriser l'achat de matériel adapté dans les écoles pour accueillir les enfants en situation de handicap
  • Favoriser la gratuité et la tarification sociale des équipements culturels
  • Lancer dès la première année du mandat un audit sur l'accessibilité des locaux et former les agent·es en lien avec le public à l'accueil des personnes en situation de handicap
  • Permettre le prêt gratuit des infrastructures municipales aux associations et collectifs (salles polyvalentes, gymnases, écoles,etc.)
  • Expérimenter l'ouverture d'équipements publics en soirée pour les jeunes et les associations (Médiathèques, gymnases, maison des associations, écoles etc.)
  • Faire voter par le conseil municipal une motion pour défendre la paix durable à Gaza et en Cisjordanie, la fin de l'apartheid en Cisjordanie et du blocus à Gaza et le respect du droit international

🚫 Combattre le racisme

Le racisme est une idéologie globale dont la fonction est la perpétuation d'un régime d'exploitation et de domination. Il y a un lien entre les injures et les agressions racistes, et l'exploitation au travail, la discrmination au logement ou à l'embauche. Pour humaniser la société, il faut la débarrasser du racisme. Ce n'est pas un combat périphérique mais central dans la lutte pour la liberté, l'égalité et la fraternité.

Les communes doivent prendre une part active dans cette tâche, notamment en permettant aux racisé·es eux-mêmes d'intervenir pour mener le combat antiraciste.

Créer un Observatoire communal ou intercommunal des discriminations, contre le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme co-géré avec les associations et les habitant·es, doté d'un budget participatif, pouvant mettre en oeuvre des actions de testing, des cafés citoyens.
Mettre en place un lieu d'accueil (éventuellement mobile) et un numéro vert, pour signalement et accompagnement des victimes du racisme et avec une permanence juridique gratuite
Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de l'EPCI en partie civile lors de tout dépôt de plainte d'une victime de racisme
Mise en oeuvre d'un Programme d'information et de sensibilisation dans les établissements scolaires et centres de loisirs (dans le cadre de la Semaine contre le racisme par exemple)
Cesser la chasse aux gens du voyage : lutter contre la ségrégation scolaire, interdiction des expulsions sans proposition de relogement, mise en place de campagnes mobiles de santé.
Assurer l'absence de discriminations à l'emploi dans la collectivité en mesurant les discriminations, en sensibilisant le personnel (avec une attention particulière aux ressources humaines), en menant des audits des risques structurels de discrimination et en réévaluant les processus de recrutements si nécessaire.
Soutenir financièrement les associations de lutte contre les discriminations.
Développer l'enseignement de la mémoire coloniale et de l'histoire de l'immigration.

🏳️‍🌈 Combattre le sexisme et les LGBTIphobies

L'offensive réactionnaire s'attaque en priorité aux droits des femmes et des personnes LGBTI. Partout, les femmes continuent de subir l'oppression et la domination masculine. Les actes de violence LGBTIphobes, quant à eux, ont augmenté de 13 % en 2023.

Nous bâtirons des communes résolument féministes et inclusives, véritables chevilles ouvrières de l'égalité et de l'émancipation de chacune et chacun.

Lutter contre le patriarcat sous toutes ses formes

Mettre en place un lieu d'accueil (éventuellement mobile) et un numéro vert, pour signalement et accompagnement des victimes du sexisme et de LGBTIphobies et avec une permanence juridique gratuite
Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de l'EPCI en partie civile lors de tout dépôt de plainte d'une victime de sexisme, ou de LGBTIphobies.
Favoriser l'intervention d'associations engagées pour l'égalité dans les écoles.
Former les agent·es de la collectivité aux problématiques du sexisme, des questions LGBTI y compris sur les questions propres à l'accueil des personnes transgenre et intersexuées et des enfants des familles LGBTparentales dans les administrations pour lutter contre les stéréotypes et permettre une bonne orientation des personnes victimes.
Donner à voir en positif, une société émancipée, à travers la politique culturelle et événementielle de la municipalité ou de l'intercommunalité : travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques/médiathèques en ouvrages de l'esprit ou presses d'actualité, festivals ou journées thématiques, constitution d'un fonds d'archives des luttes locales d'émancipation antiraciste, féministe, laïque et LGBTI de la localité.
Soutenir la mise en place d'un·e référent·e, ou une cellule de référence, pour les victimes de violences ou de discriminations notamment celles liées à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre ou à l'état de santé, dans les postes de police municipaux.

Mettre en place une politique spécifique de lutte contre le sexisme

Engager un plan de lutte contre le harcèlement sexuel au travail en lien avec les organisations syndicales de la collectivité.
Développer et soutenir le lieu d'accueil d'urgence pour femmes victimes de violence avec ou sans enfant.
Initier des comités de défense, en lien avec les associations féministes, des victimes de violences sexuelles, qui militeront auprès des pouvoirs publics pour un réexamen des plaintes classées sans suite
Développer des marches exploratoires sous le prisme du genre pour pouvoir mettre en place les aménagements urbains nécessaires
Aménager un environnement urbain favorable aux femmes (éclairage public, mobilier urbain…)

Mettre en place une politique spécifique de lutte contre la LGBTIphobie

Créer, développer ou soutenir un lieu d'accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle.
Former les agent·es des CCAS sur l'accueil et l'accompagnement des publics LGBTI et favoriser la création d'espaces inclusifs au sein des centres d'hébergement gérés/créés par les CCAS.
Former les personnels de la police municipale sur les problématiques et l'accueil des personnes LGBTI pour qu'ils connaissent les critères de discrimination liés à l'orientation sexuelle, mais aussi à l'identité de genre et à l'état de santé, et connaissent les nouveaux délais de prescription (un an) afin de bien guider les victimes ; Prêter une attention particulière à la situation des personnes trans et à leur état civil.
Soutenir activement les Marches des Fiertés comme des événements de visibilité, de revendications et de célébration des droits LGBTI en collaboration avec les associations locales, en facilitant leur organisation logistique, en garantissant leur sécurité, et en participant institutionnellement visiblement (expositions, conférences, projections, ateliers, sauvegarde et valorisation des productions culturelles et militantes LGBTI passées et présentes).

♿ Construire des communes accessibles

Le handicap touche 12 millions de Français·es (18 % de la population) et est la première cause de discrimination en France. Les bâtiments publics, et en premier lieu les écoles concernant les communes, doivent tous être accessibles depuis au moins 2015 selon la loi handicap de 2005. Cependant, 56 % des établissements recevant du public (ERP) ne sont toujours pas accessibles aujourd'hui. L'accessibilité a trop longtemps été mise de côté, perçue comme un coût trop élevé par des calculs comptables déshumanisés. Il n'est plus tolérable de priver un cinquième de la population du droit de vivre en société.

Porter un objectif zéro lieu inaccessible (lieux et transports publics, commerces, etc.)

Lancer dès la première année du mandat un plan pluriannuel d'accessibilité des locaux et former les agent·es en lien avec le public à l'accueil des personnes en situation de handicap.
Favoriser les bourses à matériel médical (fauteuil roulant, planches de transfert…) et ateliers réparation.
Favoriser l'accueil des enfants handicapés dans les crèches publiques.
Respecter les obligations de la commune en matière d'emploi, à tous niveaux de responsabilités, de personnes handicapées.
Créer des commissions locales d'accessibilité et des autorités organisatrices des mobilités en y associant les associations représentatives des personnes en situation de handicap
Développer des classes spécialisées pour l'accueil des enfants ayant des handicaps lourds, type classe UEMA (unité enseignement maternelle autisme) dans le cadre des nouveaux projets d'équipements scolaires.

✨ Faire vivre la laïcité et l'égalité

La laïcité est la séparation des Églises et de l'État. Ni plus, ni moins.

Elle n'est ni un athéisme d'État, ni une arme anti-religion, et encore moins un outil pour discriminer ou exclure celles et ceux qui ont une religion minoritaire. La 6e république à laquelle nous aspirons devra la rétablir comme principe émancipateur et rompre avec son usage dévoyé et islamophobe.

Les communes insoumises préfigureront ce retour aux sources de la laïcité notamment en refusant les financements publics pour les religions, toutes les religions.

Refuser le financement des structures confessionnelles et cultuelles

Supprimer immédiatement toutes les aides extra légales à l'enseignement privé, refuser toute aide financière à la rénovation d'établissements scolaires privés
Garantir la laïcité du périscolaire en y refusant toute intervention d'associations religieuses, marchandes, ou de lobbies patronaux
Interdire aux élus d'assister à des cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions ou de recevoir des titres religieux
Mettre en place un service public laïc et tendre vers la gratuité des obsèques

🎭 Émanciper par la culture

Les arts et la culture sont au cœur du progrès humain. Pourtant, ils subissent de plein fouet les coupes budgétaires et l'austérité imposées aux collectivités par les politiques d'Emmanuel Macron. Maillons essentiels du service public des arts et de la culture, les communes jouent un rôle déterminant. Elles sont les artisans d'une culture de proximité et du quotidien. Soutenir les travailleurs et travailleuses de l'art, encourager la création dans toute sa diversité, et permettre à chacune et chacun de développer un rapport sensible au monde : les communes incarnent une nouvelle étape de la démocratisation culturelle.

Permettre au plus grand nombre d'accéder à un enseignement et une pratique artistique au conservatoire en proposant notamment une politique tarifaire liée au quotient familial et en favorisant l'accessibilité aux lieux de cours et activités.
Envisager la création et le soutien d'une Maison de jeunesse et de la culture (MJC), lieu de mixité culturelle et d'éducation populaire, et développer des partenariats avec les centres sociaux, équipement culturels, associations et artistes locaux.
Proposer le prêt d'oeuvres (artothèques).
Favoriser la gratuité et la tarification sociale des équipements culturels.
Soutenir les établissements d'enseignement artistique, comme les conservatoires, en leur garantissant, en lien avec l'État, les moyens nécessaires pour mener leurs missions et proposer un enseignement diversifié.
Appliquer le 1 % artistique, c'est-à-dire la commande d'œuvres d'art dans la construction et la rénovation de chaque bâtiment public et prévoir des actions de médiation culturelle autour des oeuvres installées.
Mettre à disposition d'artistes les lieux vacants pour proposer des espaces de création, de fabrique, de recherche, d'exposition, d'expression, d'universités populaires, permanents ou non.
Construire avec les habitant·es des projets de rénovation du patrimoine historique de la commune pour l'ouvrir à la culture et à l'événementiel
Soutenir les artistes et équipes artistiques locales, notamment émergentes, grâce à des financements dédiés, la programmation culturelle municipale, la commande publique et le développement de fonds municipaux alimentant des artothèques.
Favoriser l'implication citoyenne en matière de programmation artistique (cinéma, théâtre, musées…) dans la vie culturelle municipale, par le soutien à la vie associative en lien avec les structures culturelles locales (par exemple, des ciné-clubs) et le développement de projets d'éducation populaire.
Faire entrer l'art à l'école : développer des jumelages entre les structures culturelles et les écoles ; ouvrir des résidences d'artistes en milieu scolaire.
Développer les activités artistiques et culturelles dans les centres de loisirs, crèches… en lien avec les équipements, associations et artistes du territoire.
Faire appel à des artistes pour l'ensemble de la vie municipale (illuminations, fêtes de quartier ou de ville, projets d'aménagements…).
Garantir la diversité et la liberté de création et d'expression dans la vie culturelle local.
Mener une politique de démocratisation culturelle fondée sur la diversité en développant les moyens dédiés à la politique culturelle et à l'éducation populaire et les pérenniser pour renouer avec les conventionnements pluriannuels

⚽ Promouvoir le sport populaire

Le sport est une véritable question de santé publique : l'inactivité physique cause chaque année dix fois plus de décès que les accidents de la route.

Le sport doit être considéré comme un service public, garantissant un accès égal pour toutes et tous, sans discrimination de genre, de condition physique ou de situation financière.

À l'opposé du modèle du sport-business, notre commune développera un sport populaire, vecteur d'émancipation individuelle et collective.

Rénover et construire des équipements sportifs publics de proximité à l'échelle de la commune ou de l'intercommunalité
Favoriser la gratuité et la tarification sociale des équipements sportifs.
Rendre accessibles les installations sportives scolaires aux associations en dehors des horaires d'ouverture des établissements scolaires, y compris pendant les vacances.
Soutenir la pratique sportive féminine et mixte en engageant une réflexion sur le type d'équipement sportif à construire et en élaborant, avec les associations sportives locales, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport.
Créer des garderies ludico-sportives dans les équipements sportifs municipaux, notamment pour favoriser la pratique sportive féminine
Favoriser la pratique et la mise en place de clubs inclusifs, permettant la pratique du handisport
Protéger les pratiquant·es de sports de nature en interdisant sur le territoire communal ou intercommunal la chasse le dimanche.

🤝 Encourager la vie associative

Les associations sont un maillon essentiel du lien social. Leurs actions permettent de garantir des activités et une présence là où elles sont parfois les seules à en proposer. Mais face à l'austérité budgétaire, elles pâtissent souvent d'un manque de financement public, notamment pour les plus petites d'entre elles proposant une action de proximité. Loin des velléités clientélistes qui ont pu exister par le passé, les communes insoumises doivent avoir à cœur de soutenir les associations pour faire vivre les solidarités locales et le lien social.

Permettre le prêt gratuit des infrastructures municipales aux associations et collectifs (salles polyvalentes, gymnases, écoles).
Élaborer des chartes éthiques pour ne pas mettre en concurrence les associations et définir des objectifs partagés associations/communes.
Généraliser les conventions pluriannuelles, financer les associations à hauteur réelle du travail qu'elle fournissent, ne pas les utiliser comme manière de faire de la délégation de service public au rabais.
Établir un rapport de coopération avec le mouvement associatif respectant son autonomie.
Faire de l'enjeu égalitaire un critère de subvention : exercice paritaire des responsabilités, encouragement aux pratiques féminines dans des domaines où elles sont peu présentes.

👥 Faire confiance à la jeunesse

Dans les études, dans le travail, dans le logement : la précarité est le mode de vie proposé à la jeunesse aujourd'hui. Les jeunes locataires dépensent près de la moitié de leur revenu en moyenne dans leur logement. Ils sont aussi un sur deux à avoir un contrat précaire. Nos communes doivent soutenir la jeunesse pour lui donner les moyens de construire la société de demain.

Développer l'habitat intergénérationnel.
Réserver du foncier au logement étudiant et à destination des jeunes actifs.
Soutenir les projets citoyens, humanitaires, associatifs portés par les jeunes (bourses, locaux, etc.)
Créer des lieux de citoyenneté, de débat et d'éducation à l'esprit critique pour les jeunes (conseils de la jeunesse, de la vie étudiante, conseils municipaux des enfants, etc)
Mettre en place des espaces santé jeunes proposant des consultations gratuites et anonymes de prévention
Expérimenter l'ouverture d'équipements publics en soirée pour les jeunes et les associations (gymnases, maisons de quartier, écoles).

🌍 Des communes refuges pour les exilé·es

La « submersion migratoire » comme le « grand remplacement » n'existent pas. Ce sont des mythes inventés par l'extrême droite pour diviser et susciter le racisme. Au contraire, l'immigration apporte de nombreux bienfaits à la France : sa contribution aux finances publiques est positive, elle crée des richesses et surtout des liens entre notre pays, notre peuple et d'autres tout autour de la planète.

Il faut se souvenir que personne ne quitte son pays d'origine par plaisir, mais par nécessité. Accueillir dignement relève alors de notre humanité commune, ni plus ni moins.

Se porter commune volontaire pour l'accueil de migrant·es et mettre à disposition de l'État des bâtiments pour accueillir des hébergements d'urgence pour migrant·es.
Mettre en place un réseau de communes solidaires aux échelles intercommunales et nationales pour l'accueil digne des migrants.
S'engager dans des actions de plaidoyer et de solidarité internationale à travers la participation à des réseaux comme ANVITA (Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants).
Soutenir des actions de solidarité et activités co-construites avec les personnes migrantes (cours de français, cuisines participatives, etc.) par le prêt de locaux ou un soutien financier.
Mettre en place une carte d'identité municipale permettant une preuve de domiciliation et l'accès aux services municipaux et développer les parrainages républicains de personnes sans papiers.
Former les agent·es municipaux, premier·es interlocuteur·rices avec les publics, aux grands enjeux de la migration et à l'accueil et accompagnement des publics en situation de précarité.
Améliorer les dispositifs d'accès aux droits au sein des communes avec notamment le recrutement d'interprètes.
Scolariser de façon inconditionnelle tous les enfants, quel que soit leur statut administratif, dans les établissements de la collectivité, en vertu du principe d'égalité en matière d'accès à l'éducation
Renforcer les dispositifs d'accompagnement des personnes migrantes et d'aide à la parentalité : cours de français, soutien administratif, actions socio-éducatives, etc.

🕊️ Des communes engagées pour la paix

La paix n'est pas une donnée naturelle, c'est une construction humaine. Il faut donc travailler pour l'obtenir et la conserver quand elle est là. C'est pourquoi il faut construire une culture de la paix. Pour cela, il faut contribuer, à tous les niveaux de gouvernement, à rappeler les principes du droit international, seule alternative viable à la loi du plus fort qui conduit à tant de souffrances. Les communes Insoumises témoignent de leur solidarité avec les opprimés du monde entier. De cette façon, elles annoncent depuis la France l'avènement d'un peuple humain.

Faire voter par le conseil municipal une motion pour défendre la paix durable à Gaza et en Cisjordanie, la reconnaissance de l'État palestinien, la fin de l'apartheid en Cisjordanie et du blocus à Gaza.
Défendre des jumelages avec des communes dans le monde pour soutenir les peuples opprimés en lutte.
Créer un réseau international de communes antifascistes face à la montée de l'extrême droite.

💻 Lutter contre la fracture numérique

Le numérique a bouleversé notre quotidien en offrant de nombreuses possibilités : accéder en ligne à des services ou à l'information, automatiser des tâches de plus en plus complexes, décupler les capacités de calcul, etc.

Cependant, en matière d'accès aux services publics, le numérique est souvent synonyme de perte de lien humain et de mise à l'écart de certaines franges de la population : l'INSEE, en 2021, compte que près de 15 % des Français·es n'ont pas utilisé Internet dans les trois derniers mois.

Les communes, en première ligne en matière de lien social, doivent donc trouver un équilibre pour ne pas accroître la fracture numérique.

Garantir le choix entre démarche physique ou dématérialisée, en s'assurant que toute dématérialisation de service public ne signifie pas la fermeture de l'accueil physique.
Instaurer des « maisons du numérique » ou utiliser les points existants (médiathèques…) pour assumer, en lien avec les associations, un rôle de médiation numérique, par exemple en lien avec les bureaux informations jeunesse ou les centres socio-culturels.
Développer des espaces d'accès à Internet confidentiels et gratuits, respectant la neutralité du net (sans filtrage, ni surveillance
Mettre en application les principes d'auditabilité, d'explicabilité et de transparence sur les algorithmes et intelligences artificielles utilisées afin que les habitant·es soient informé·es du rôle, du poids financier et de la place des algorithmes dans la gestion des prises de décisions à échelles communales et intercommunales
Protéger notre patrimoine numérique avec un programme pour sécuriser, mettre à jour ou archiver les ressources numériques locales afin de les protéger contre la décadence numérique (disparition des pages internet) ou les attaques malveillantes.
Basculer les Réseaux d'Initiative Publique numériques communaux et intercommunaux vers la régie publique

🗳️ Inscrivez-vous sur les listes électorales

Pour voter aux élections municipales de Sens le 15 et 22 mars 2026, inscrivez-vous sur les listes électorales.

⏰ Dates limites d'inscription :
  • 📅 4 février 2026 : inscription en ligne
  • 📅 6 février 2026 : inscription en mairie

Documents nécessaires :

  • Un justificatif d'identité
  • Un justificatif de domicile (facture d'électricité, facture téléphonique, etc.)

Citoyens de l'Union européenne vivant en France :
Vous devrez transmettre une déclaration sur l'honneur pour pouvoir vous inscrire sur les listes électorales.

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